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Biographie de Fernando Alonso:

Avant F1:

Après plusieurs années d'apprentissage, voilà donc le jeune prodige espagnol aux portes de la F1 ! Ce qui est le but ultime pour beaucoup de pilotes de courses, va devenir réalité : Il va pouvoir piloter une monoplace dans le plus prestigieux de tous les championnats, la Formule 1 !

Pour ses débuts dans la catégorie reine, son manager, Flavio Briatore, préfère ne pas brûler les étapes. Pour ce faire, il lui trouve un volant dans une petite écurie, chez Minardi. De quoi lui permettre d'apprendre le métier tranquillement, sans trop de pression. Et aussi de se montrer un peu, de pouvoir démontrer de quoi il est capable. Dès ses débuts, Alonso fait sa marque dans l'histoire de la F1 puisqu'il est le 3e plus jeune pilote à disputer un Grand Prix.

 

 

 

2001:

C'est donc dans cette petite écurie modeste, dirigée par Paul Stoddart, qu'il va faire ses premières armes. Bien sûr, ce n'est pas dans ce team qu'il pourra viser la victoire, mais le but n'est pas là. Il va tout de même, en profiter pour briller et signer de beaux coups d'éclat. Ainsi, dès son tout premier GP en Australie, il va se finir en 12e position, ce qui n'est pas rien, puisqu'il va réussir à se mettre devant des meilleures voitures que lui, et devant plusieurs pilotes plus expérimentés. Ensuite, durant toute la saison il va montrer de très bonnes aptitudes et faire de bonnes courses, compte tenu du matériel dont il dispose. Il va aussi faire beaucoup mieux que son équipier, et très souvent le battre. Son meilleur résultat sera une 10e position au GP d'Allemagne. Cette première saison sera donc pour lui un succès d'estime avant tout, où il aura une fois de plus démontrer tout son potentiel.

 

 

 

2002:

Pour la saison suivante, Flavio Briatore estime qu'une année supplémentaire en fond de grille ne lui serait pas bénéfique, et lui propose un poste chez Renault F1, comme pilote d'essai. Même si ce poste n'est plus très intéressant pour les jeunes pilotes actuels, il est bon de rappeler qu'à l'époque, il n'y avait pas toutes ces limitations d'essais, et donc qu'il a pu ainsi pendant toute l'année 2002 faire plusieurs milliers de km et apprendre beaucoup sur la mise au point de la voiture, etc. Ce qui lui sera très précieux pour la suite de sa carrière ! En printemps 2002, l'écurie RF1 lui permet de faire un test pour le team Jaguar Racing, où là encore il va faire forte impression. En effet, lors de ce test, il va se montrer très rapide, et réaliser de meilleurs chronos que le titulaire Pedro de la Rosa et que les pilotes d'essais habituels de Jaguar que sont James Courtney et André Lotterer! Un bel exploit pour un tout jeune pilote !Après toute une année de travail acharné avec l'équipe Renault, et les nombreuses heures passées au volant pour mettre au point la voiture, Fernando va voir ses efforts vite récompensés. En effet, dès Juillet 2002, l'écurie française annonce qu'elle l'engage dès la saison suivante comme pilote titulaire au côté de Jarno Trulli ! Il aura donc dès 2003 la possiblité d'enfin piloter dans une écurie qui lui permettre d'exprimer son immense talent. Les autres pilotes n'ont qu'à bien se tenir, le jenue pilote prodige Fernando Alonso arrive!

 

 

 

2003:

Fernando Alonso, qui vient d'être titularisé comme pilote au sein du team Renault, est probablement plein d'espoir et de fougue a l'entame de sa 2e saison en F1. Sa motivation doit être d'autant plus grande, que cette fois il pilote une voiture qui peut lui permettre de briller, de montrer son talent au monde entier. Et là encore, comme à son habitude, il ne va pas décevoir et ne va pas attendre longtemps pour briller. Dès le premier GP de la saison, il signe un résultat encourageant. Il finit en effet 7e, et engrange ainsi ses tout premiers points. Et dès la deuxième couse, il va démontrer à tous qu'il a sa place en F1: Au GP du Brésil, le jeune espagnol signe sa première pôle position, et devient ainsi le plus jeune poleman de la F1! Il finira finalement 3e de cette course, et décrochera son tout premier podium, ce qui est un excellent résultat pour un « rookie »! Performance qu'il va réitéré dès la course suivante, en finissant là encore en 3e position, et signant son deuxième podium de suite! A partir de là, tout le monde en F1 a compris une chose: Il va falloir se méfier de ce jeune pilote, qui est sans nulle doute l'un des plus rapide,et un futur champion du monde! A partir de là, les bons résultats vont s'enchâiner. Pour le 5e GP de la saison, Fernando a le bonheur de pouvoir piloter à domicile, et est donc forcément très motivé pour faire une bonne course devant son public, tout entier dévoué à sa cause. Il fera une très bonne course, en passant tout près d'une victoire devant ses fans, et finira en 2e position, juste derrière Schumacher. Avec le recul, on peut y voir un futur présage de ce que sera le futur en F1...

Pour sa première victoire en F1, il ne faudra pas attendre très longtemps. En effet, Alonso va remporter son premier GP en Hongrie. Là encore, il bat un nouveau record: Celui du plus jeune vainqueur en F1,détrônant ainsi le détenteur du record qui datait de 1959, le pilote anglais Bruce Mclaren ! (Record battu il y peu par Sebastian Vettel en 2008 à Monza). Ainsi, pour sa première saison passé chez Renault, le jeune pilote espagnol encore très peu connu quelques mois auparavant, a finit à la 6e place finale du Championnat du Monde des pilotes, avec 55pts. En signant une superbe saison, il a pu démontrer a tous son immense potentiel. Il a aussi montrer qu'il fait partie des meilleurs et des plus sérieux prétendants à la « succession » de Schumacher, qui règne à l'époque en véritable maître sur la F1 depuis plusieurs années...

 

 

 

2004:
En ce début de saison 2004, et après avoir fait une première saison très remarquée, Alonso attire tous les regards et est désormais considéré comme un pilote à surveiller. Malheureusement, et contre toute attente, cette saison ne sera pas aussi bonne qu'on aurait pu l'espérer. Il va connaître quelques difficultés et chose très étonnante, il sera souvent « dominé » par son coéquipier Jarno Trulli, dans la première partie de la saison. Il faut bien signaler que la R24 se révélera très difficile à piloter, et assez « fragile » d'un point de vue mécanique... Cette saison commence pourtant assez bien pour le jeune espagnol, avec une bonne 3e place finale décrochée en Australie, au terme d'une solide course (qualifié 5e, il gagnera donc 2 places dès les touts premiers virages). Il arrive donc en Malaisie avec de bons espoirs de résultats, mais fait une erreur en qualifications, et prend le départ très loin sur la grille en 19e position. Il y fait un superbe départ, et dès le permier tour il gagne pas moins... de 10places! Au 8e tour, l'espagnol pointe en 8e position. Il terminera finalement en 7e position.

A Bahrein, il terminera en 6e position. Et pour les deux courses suivantes, à St Marin et en Espagne, il fera deux bonnes courses, en signant deux 4es places de suite. Il arrive donc à Monaco plein d'espoir et de motivation. Il fait d'ailleurs une très bonne qualif, et réalise le 3e temps. A l'extinction des feux, il prend un bon départ et se place en 2e position, juste derrière son coéquipier. Les deux renault occupent les deux première postions pendant 42tours. Malheureusement pour Fernando, en voulant dépasser la BMW de Ralf Schumacher, il perd le contrôle de sa monoplace, et doit abandonner... Pour les 3 courses suivantes, ce sera une mauvaise série. Après une 5e place au GP d'Europe, il est contraint à l'abandon lors des deux courses suivantes, au Canada et aux USA, sur problèmes techniques (transmission et crevaison). Il arrive donc au GP de France, la course à domicile pour son écurie, avec l'envie de se reprendre. Ce qu'il arrive à faire, car il signe une nouvelle pôle position dans sa jeune carrière. Il va faire une très bonne course, et va mener pendant 32 tours. Mais il voit la victoire lui échapper, Schumacher le dépassant grâce à une stratégie audacieuse de 4arrêts aux stands. Il finit la course en 2e position, derrière le pilote allemand.

Ensuite, en Grande-Bretagne, il ne finit qu'en 10e position, mais il va vite faire oublier cette mauvaise performance en signant deux 3e postions de suite en Allemagne et en Hongrie. Malheureusement pour lui, la série des abandons n'est pas encore finie. Il va devoir encore abandonner 2fois de suite, en Belgique (suite à un nouveau problème technique) et en Italie (sortie de piste sur une erreur de pilotage). Pour les 3derniers GP de la saison, le pilote ibérique finira deux fois en 4e position (Chine et Brésil) et une 5e position au Japon. Cette saison n'est pas très bonne pour le jeune pilote, qui après une première année chez RF1 riche en succès, connait une 2e saison plus difficile. Il a fait quelques « erreurs de jeunesse », et connaît plusieurs problèmes techniques, qui le contraignent à un grand nombre d'abandons, 5 au total ce qui est énorme! Cette saison là aussi, les Ferrari avec Schumi en tête, dominaient outrageusement le plateau de F1, et ne laissait que peu de miettes aux autres écuries. Malgré toutes ces difficultés, Fernando Alonso termine le championnat du monde des pilotes à la 4e place, avec 59points. Avec quatre 4e places et 4 podiums, on ne peut pas parler de saison râtée! S'il veut connâitre la gloire suprême, et pouvoir espérer décrocher le titre dans les années suivantes, il doit encore monter d'un cran dès la saison prochaine...

 

 

 

2005:

Pour sa 3e saison chez RF1, Fernando Alonso se présente en 2005 comme un jeune pilote en pleine ascension. En effet, depuis ses débuts, il n'a cessé de progresser, saison par saison. De ce fait, il est un sérieux candidat au titre pour cette nouvelle saison qui commence. Le jeune pilote a déjà prouvé à tous qu'il a énormément de talent. Reste encore à savoir si la voiture sera à la hauteur, et s'il sera capable de franchir la marche décisive qui sépare les grands espoirs des champions. La dernière étape est souvent la plus difficile à franchir, beaucoup y sont restés coincés...Qu'en sera-t-il pour le jeune pilote espagnol?

Avant d'arriver en Australie, premier GP de la saison, Fernando arrive comme un sérieux prétendant à la couronne mondiale. En effet, pendant les essais hivernaux, la R25 a été très impressionnante, et a souvent été en haut de la feuille des temps. Tout semble donc réuni cette fois, pour atteindre les sommets. Malheureusement pour l'espagnol, tout n'ira pas aussi bien pour lui. La séance de qualification est perturbée par la pluie, et il n'arrive pas à faire mieux que le 14e temps. Il va signer une superbe première course, et faire une remontée spectaculaire: Il prend un super départ et gagne pas moins de 4places dès le premier tour. Il va continuer et terminer à une très bonne 3e place finale! Il va aussi y signer le meilleur tour en course.La seconde course va se passer bien mieux. Il va y signer la 4e pôle position de sa carrière. Il va faire une super course. Il va être solidement accroché en tête, pour y rester jusqu'à la fin. Il va ainsi signer sa seconde victoire en F1. Alonso pointe désormais en tête du championnat pilote...  

Pour la 3e manche du championnat, à Bahrein, le fougueux espagnol va continuer sur sa lancée, et y signer une nouvelle pôle position, devant Michael Schumacher. Il va faire une course parfaite, pour y décrocher sa 2e victoire de rang. Il renforce ainsi sa première position au championnat. A partir de là, la « fusée Alonso » est en route, plus rien ne semble pouvoir l'arrêter... Pour la 4e manche, en Italie, sur les terres de Ferrari, il va y remporter une des plus belles victoires de sa carrière. Auteur du second chrono en qualifications, il va bénéficier d'une casse moteur de Kimi Raikkonen, alors solide premier, pour accéder a la 1e position. Schumacher, alors 3e va ensuite aligner les meilleurs tours, pour dépasser le second (Jenson Button), et ensuite faire fondre l'écart qui le sépart du pilote espagnol, pour arriver dans ses roues. Ce sera ensuite une magnifique bataille pour la victoire que vont se livrer les deux champions pendant plus de 10tours. Les spectateurs ont alors droit à une splendide lutte, sûrement l'une des plus belles de toute l'histoire de la F1. Malgré l'allemand qui le talonne, ses nombreuses attaques, le jeune prodige asturien résiste vaillamment jusqu'à la fin pour remporter une magnifique victoire!

Pour le GP suivant, sur ses terres, Alonso va encore faire une très bonne course, mais ne pourra pas déloger Raikkonen de sa première place. Il finira donc second, et engrange encore de gros points. Il renforce encore plus sa position au championnat, et fait un début de saison quasi-idéal avec 44 pts sur 50. A Monaco, il finira pour la première fois de la saison hors du podium, en 4e position. Ensuite, au GP d'Europe, il va encore réaliser une bonne course et va même bénéficier d'un peu de chance. Il va ainsi bénéficier de l'abandon du pilote en tête (Raikkonen), pour y décrocher une victoire inespérée. Il va ensuite connaître 2courses plus difficiles avec 2abandons au Canada (sur accident), et aux USA (non partant comme tous les autres pilotes équipés de pneus Michelin). Le pilote espagnol va continuer ainsi sur sa lancée, et signer une très bonne seconde moitié de saison. Ainsi, à part en Hongrie ou il va terminer en 11e position, il va toujours terminer au minimum sur le podium. Il va ainsi décrocher deux 3e places (au Brésil et au Japon), 4 seconde place (en Grande-Bretagne, Turquie, Italie et Belgique), et aussi 3victoires (France, Allemagne et Chine) supplémentaires!

Auteur d'une magnifique saison, l'espagnol va ainsi pouvoir enfin réaliser son rêve ultime..Il va ainsi devenir au Brésil, avant-dernier GP de la saison 2005, Le plus jeune champion du monde de l'historie de la F1 (record battu par Hamilton en 2008) à 24ans! Le pilote fait désormais partie des meilleurs, et son nom restera toujours inscrit dans les anales de la F1... Il a réalisé ainsi une superbe saison, avec pas moins de 7victoires et 16 podiums (sur 20!) réalisés! Il finit donc la saison avec un total de 133pts... Un score digne des tout grands! Il aura ainsi gérer cette saison d'une main de maître sachant dominer quand il le pouvait, et gérer son avance en seconde partie de saison. Avec Raikkonen qui s'est montré de plus en plus menaçant, Fernando a su garder son calme, et contenir les assauts du pilote finlandais. Fernando Alonso, qui a toujours su briller par son talent depuis le début de sa carrière, a démontré en 2005 qu'il avait sa place parmis les champions de légende. Avec ce titre de champion du monde de F1, il a ainsi pu inscire son nom aux côtés de Schumacher, Prost, Senna,... Il ne lui reste maintenant le plus dur à faire: Confirmer son nouveau statut et remporter d'autres couronnes mondiales!

 

 

 

2006:
Pour cette nouvelle saison, Fernando Alonso a bien sur fort à coeur de continuer sur sa lancée, et de remporter un nouveau titre après celui conquis en 2005...Ce ne sera pas chose facile, car la concurrence sera rude. En effet, lors de cette saison 2006, Alonso aura un rival de poids pour la lutte au championnat du monde: Michael Schumacher! En effet, bien que Raikkonen aie été son plus sérieux rival en 2005, cette année la Mclaren ne se révèlera pas aussi efficace, et trop peu fiable pour poser problème à RF1 et Fernando... Dès le début de la saison, le champion du monde en titre assume pleinement son statut, et fait une première partie de saison remarquable : Ainsi, lors des 9 premiers GP, l'espagnol va réussir à gagner 6 fois (dont le tout premier GP a Bahrein,pour bien commencer), et faire 3 secondes places! Il va surtout y remporter 2GP (et de suite!) qui pour lui, ont surement eu beaucoup d'importance. Tout d'abord, il va remporter pour la toute première fois son GP national, en Espagne! Probablement pour lui un souvenir inoubliable... Et ensuite, le GP de Monaco, course mythique où tous les grands champions gagnent. Un début de saison vraiment très très solide, qui le place très vite en très bonne position pour remporter une 2e couronne...

Malheureusement pour l'Asturien, la 2e partie de saison va être beaucoup plus délicate. Non seulement il va connaître plusieurs ennuis, qui vont le mener deux fois à l'abandon (en Hongrie et en Italie, pour un écrou de roue mal fixé et une casse moteur). Et aussi, la FIA va aussi bannir un système important sur la Renault, le jugeant illégal: les « mass dumpers », ce qui va pénaliser la R26...Mais aussi, et surtout, son rival allemand va se montrer beaucoup plus fort et lui prendre de nombreux points. Ainsi, en l'espace de quelques course, Schumi va se montrer très pressant: A partir du GP des Etats-Unis, le septuple champion du monde allemand va remporter pas moins de 3 victoires de suite, se rapprochant ainsi très vite de l'espagnol !

A partir de là, la lutte devient de plus en plus serrée, de plus en plus intense. D'un côté on trouve le jeune prodige espagnol, champion du monde en titre et qui est bien décidé à rester sur son trône. De l'autre, le septuple champion du monde allemand, en fin de carrière et qui a encore faim de victoire et de titre! Ces deux grands champions vont se livrer une très belle lutte, se rendant coup pour coup. Les spectateurs vont se régaler... Après le GP d'Hongrie, et le malheureux abandon de Alonso, les deux pilotes en tête au championnat, ne vont être séparé de seulement 10pts alors qu'il reste encore 5 courses, quel suspens! Pour le 14e GP, en Turquie, Alonso réalise une solide course et finit à une très belle 2e place, juste devant Schumacher pour un 1/10e seulement! De quoi rajouter quelques précieuses unités qui coûteront chers en fin de saison. En Italie, Fernando sera pénalisé de 10 places sur la grille, les commissaires ayant estimé qu'il a gêné Massa en qualifs...Et il aura encore plus de malchance en course, puisqu'il abandonnera finalement...

Pour l'avant dernière course de la saison, la tension est à son comble: les deux pilotes peuvent encore remporter le championnat...Toute erreur ou malchance peut être fatale. Heureusement pour l'espagnol, la chance sera cette fois de son côté: Schumacher va devoir abandonner suite à une casse moteur, et Alonso va pouvoir y remporter sa 7e victoire de la saison! Ce qui le place plus que jamais en très bonne position pour le titre... Au Brésil, Fernando Alonso le sait, il a une chance de pouvoir remporter son deuxième titre. Et fidèle à lui-même, le jeune pilote va faire une très bonne course, ne commettant pas la moindre erreur. Il va ainsi terminer en 2e place, ce qui est amplement suffisant pour lui assurer son 2e titre...Il devient ainsi le plus jeune double champion du monde de l'histoire de la F1! Pour cette saison, on peut dire que Alonso aura été vraiment exceptionnel. En première moitié de saison, lorsque tout allait pour le mieux il a fait parfaitement son boulot, remportant presque tout. Ensuite, lorsque les ennuis ont commencé et que la difficulté à augmenter, il a su garder tout son calme et se montrer régulier. Il a toujours répondu présent, ne commettant pas la moindre erreur. Et assurément, ce 2e titre aura encore plus de prestige que le premier. Car il l'a remporté en luttant âprement avec Michael Schumacher, qui depuis plusieurs années régnait en véritable roi sur la F1... Alonso permet aussi à Renault de remporter son 2e titre constructeur de suite, après celui de 2005. Cette saison marque aussi un tournant dans la carrière de Alonso, car il est déjà engagé chez Mclaren pour l'année prochaine, et il va donc quitter Renault après plusieurs années riches en succès et en émotions...

 

 

 

2007:
Pour cette saison 2007 Alonso, auréolé de deux couronnes mondiales, est bien sur Le favori pour un nouveau titre. Mais a l'entame de cette saison, l'espagnol a opté pour un nouveau défi. En effet, il a décidé de quitter l'écurie de ses débuts, Renault F1, pour signer chez la prestigieuse écurie Mclaren. Il aura comme équipier le jeune et prometteur pilote anglais, Lewis Hamilton. Après deux saisons un peu décevante pour l'écurie anglaise, beaucoup se demande si Fernando va pouvoir se battre avec les meilleurs cette année...Mais dès les premiers essais, la nouvelle voiture du team se montre très performante, et Alonso se montre rapidement très à l'aise au volant, effectuant de très bons chronos. Reste plus qu'à confirmer tout cela en piste... Dès le premier GP, en Australie, le pilote espagnol va montrer qu'il est toujours aussi compétitif. En effet, dès sa première course sous les couleurs du team anglais, il décroche une très bonne seconde place, juste derrière Raikkonen. Il fera encore plus fort dès le GP suivant, en remportant à Sepang sa 16e victoire, la première chez Mclaren et pour 2007. Tout le monde comprend qu'il faudra encore compter sur lui cette année, qu'il sera un sérieux prétendant au tire. Pour le GP suivant, à Bahrein, il fera un peu moins bien, en obtenant qu'une 5e place.

En Espagne, devant ses milliers de fans, Alonso veut forcément faire un bon résultat, sa motivation est décuplée. Il va faire un super départ, et va tenter un dépassement osé sur Massa, dès le premier virage, à l'extérieur. Il ne réussira malheureusement pas, et fera même une légère sortie de piste. Malgré cela, il fait encore une très bonne course et finit à la 3e place, à nouveau sur le podium. A Monaco, il va faire une course remarquable, et mener d'un bout à l'autre tout le weekend. Il y signera son premier « Hat Trick » avec Mclaren, en signant la pôle position, le meilleur tour en course et la victoire! Au Canada, Fernando n'aura pas beaucoup de chance, et à la suite de plusieurs « soucis », il ne finira qu'à la 7e place. Aux USA, sur le circuit d'Indianapolis, il va encore briller en signant notamment le meilleur temps des trois séances d'essais. Il partira et finira, malgré une course très agressive, en 2e position juste derrière son coéquipier. En France, il n'aura pas beaucoup de réussite, et suite à des problèmes en qualifications, il part en 10e position. Au final, il gagnera tout de même 3places, pour finir dans les points, en 7e position. En Grande-Bretagne, il fera encore une très bonne course, mais devra se contenter de la seconde place, mais juste derrière le vainqueur (Raikkonen, à moins de 3s).

Au GP d'Europe, le pilote asturien va y signer une superbe course, digne des tout grand champions. Lors de cette course, la pluie va faire son apparition, provoquant beaucoup de « spectacle » en course. Le double champion du monde, très fort sur pluie, va dépasser Massa dans le dernier tour, dans les tout derniers virages. Ce sera d'ailleurs très serré, mais il va réussir à le passer et s'emparer ainsi de fort belle manière d'une victoire supplémentaire! En Hongrie, alors que la rivalité entre Alonso et Hamilton se fait de plus en plus intense, et que le titre semble être promis à l'un des deux, rien ne va bien se passer. En Q3, alors que Alonso est en pôle provisoire, traine 10secondes lors de son ultime ravitaillement, gênant par ce geste Lewis Hamilton. Cette manoeuvre était en fait décidée par Ron Dennis, pour punir le pilote anglais pour n'avoir pas respecté les consignes données par le team... Après recours porté par le père d'Hamilton, Alonso se verra rétrograder en 6e position, Hamilton héritera de la pôle... Il finira finalement en 4e position. La tension est à son comble entre l'espagnol et son jeune équipier anglais!

Pour la course suivante, en Turquie, le double champion du monde va finir en 3e position derrière les deux Ferrari. Par contre, en Italie, il va encore signer un weekend parfait, et va même arriver à voler la vedette aux pilote de la Scuderia, sur leurs terres. Il va en effet régner d'une main de maître à Monza, et va faire un nouveau « Hat Trick ». En Belgique, il réalise une très bonne course, effectuant même un superbe départ et dépassant son coéquipier de façon « spectaculaire », et signe une 3e position. Au GP du Japon, la course se déroule dans des conditions très difficiles. La pluie est présente, de façon intense. Alonso s'accroche comme il peut à sa 2e position, mais suite a un mauvais réglages sur sa monoplace (une roue mal fixée lors d'un ravitaillement), il fait une sortie de piste qui le pousse à l'abandon...De précieux points s'envolent, surtout que Hamilton remporte cette course. En Chine, il fait encore un solide course, et finira en 2e position, entre les deux Ferrari, tandis que LH part à la faute et abandonne... Pour le dernier GP de la saison, la situation est vraiment incroyable. En effet, pour le titre de champion du monde, trois pilotes peuvent encore prétendre l'emporter! Ainsi Raikonen, Hamilton et bien sûr Fernando, peuvent mathématiquement empocher le titre! Le suspens est à son comble, pour le plus grand plaisir des spectateurs...

Au Brésil, lors des qualifications qui sont forcément cruciales étant donné la situation, chacun veut faire de son mieux et réaliser un très bon temps. Malheureusement pour l'espagnol, il n'arrive pas à faire mieux que le 4e chrono, derrière les autres prétendants au titre...La situation semble bien difficile car il faut absolument qu'il finisse devant son coéquipier (il doit lui reprendre 4pts!). Lewis semble donc être le mieux placer pour l'emporter... Mais la course nous réserve encore de belles surprises, et elle sera palpitante. Bien des choses vont se passer; Fernando va réussir à passer Hamilton, et le pousser à la faute (suite à cela il sera 7e)! Hamilton va ensuite connaître un problème technique sur sa voiture, et va se retrouver relégué en 17e position!Le titre s'envole pour lui... A ce moment là, Alonso est 3e, juste derrière Kimi Raikkonen. Il est donc virtuellement champion du monde! Pour quelques tours seulement, malheureusement... Raikkonen va finalement dépasser Massa lors du dernier ravitaillement, « volant » ainsi la couronne mondiale de la tête de Alonso! Le double champion du monde en titre, va devoir renoncer au titre pour seulement un petit point...!

Quoiqu'il en soit, on peut dire que cette saison fut très bonne pour Alonso, qui finit tout de même à la 3e place finale du championnat du monde, à égalité de points avec Hamilton 2e, et à un point seulement du champion du monde... Et c'est d'autant plus remarquable après toutes les difficultés rencontrées, que ce soit la très grande tension entre lui et son équipier, ou avec son team, ou encore l'affaire d'espionnage qui a « secoué » toute l'équipe Mclaren, privée d'ailleurs de tous ses points au championnat...

A la fin de saison, la nouvelle tombe; Alonso va partir de chez Mclaren après cette première saison, les tensions étant trop grande, les deux parties préfèrent se séparer d'un commun accord...Dommage, car Mclaren était une équipe très compétitive, il avait les moyens pour se battre pour d'autres titres...

 

 

 

2008:

Après une saison ratée, le losange se devait de redorer son blason, avec surtout le retour à la maison de Fernando Alonso, qui a résilié son contrat avec Mclaren. Les essais hivernaux montrent un petit signe d'encouragement pour la saison à venir. Et le début de la saison arrivant, toute l'équipe est confiante, mais les premiers résultats sont assez médiocres. En Australie, Alonso termine 4e grâce aux nombreux abandons. Suivent les GP de Malaisie et de Bahrein, 1 point marqué seulement, pour Alonso à Sepang. Finalement, cela commence comme ça avait terminé en 2007, mais on serre les dents et à l'usine, on travaille d' arrache-pied pour améliorer les performances de la R28, il faut noter aussi que le moteur RS27 est légèrement inférieur en puissance comparé aux autres moteurs, dans l'ordre de 20 chevaux, ceci à cause d'avoir trop respecté le règlement indiquant que les moteurs de l'année dernière étaient gelés. Donc on ne peut changer aucune pièce sur le moteur, mais Mercedes a été plus malin. Fini les excuses, le retour en Europe, à Barcelone va être décisif, il faut briller...

Entre le GP de Bahrein et d'Espagne, les écuries ont pu faire des changements sur les monoplaces, plusieurs équipes ont adopté un nouveau capot moteur, dont Renault, surnommé l'aileron de requin, le losange a installé également un nouvel aileron avant et les ingénieurs ont beaucoup travaillé en soufflerie. Nous sommes aux qualifications du GP d'Espagne, dernière minute de la Q3, et déboule une Renault qui franchit la ligne d'arrivée en première ligne, il s'agit bien de Fernando Alonso ! L'Espagnol a utilisé une stratégie qui lui permet de se battre pour la pole, avec quelque tours d'essences en moins bien-sur, mais le bonheur sera de courte durée car ce sera Kimi Raikkonen qui signera la pole. Mais ce n'est pas grave, Renault est progressivement en train de revenir au premier plan. La joie de Fernando a raison d'être. Il rend la foule en délire, son peuple ne cesse de l'acclamer. Il faudra confirmer en course. Le dimanche, c'est le grand jour ! Alonso s'installe en première ligne, pour la première fois depuis le Japon 2007, et pour Renault depuis Chine 2006 ! Pendant le tour de formation, surement durant l'excitation, il part en tête à queue et est à deux doigts de toucher le mur ! Mais il va passer dans l'herbe et va perdre de l'adhérence. Au départ, il se fait logiquement dépasser par Massa, puis va peu à peu reculer, Hamilton et Kubica en feront de même. Finalement, Fernando abandonnera a mi-course suite à une casse du moteur. Les prochains GP sont signe d'encouragement, Alonso multiplie les prouesses et les bons résultats. A Monaco, là où tout le monde rêve de gagner, Alonso signe le 7e temps en qualif sous un soleil écrasant. La pluie est annoncée pour la course, et donc l'espagnol aura une bonne chance de décrocher un très bon résultat. La météo est capricieuse dimanche, et un GP passionnant s'annonce. Massa en pole devant Raikkonen et Hamilton, le brésilien garde l'avantage au départ. Alonso est déjà 5e puis 4e, bon signe tout ca. Malheureusement, il va percuter le rail avant l'épingle et crève un pneu, il passe par les stands et recule à la 7e place, il va de nouveau reprendre la 6e place au profit de Hamilton qui a aussi crevé. Le drapeau jaune est brandi au 8e tour pour un accrochage entre Coulthard et Bourdais. Au 14e tour, le podium s'éloigne définitivement. A l'épingle, l'espagnol part à la faute en percutant Heidfeld, étrange manoeuvre étant donné qu'il ne pouvait pas dépasser, il change son aileron et repart avec les dernier. Au final, il sera 10e, après 2 heures de course intense, Hamilton s'impose devant Kubica et Massa.

La campagne nord-américaine ne se déroule qu'au Canada. Durant tout le week-end, le bitume du circuit part en lambeau. Toutefois, les qualifications seront satisfaisantes, Alonso signe le 4e temps, derrière les leaders Hamilton, Kubica et Raikkonen. En course, il aura tout d'abord bénéficier d'un peu de chance, Raikkonen et Kubica sont arrêtés devant le feu rouge des stands, et Lewis freine très tard et tourne brusquement le volant pour percuter le finlandais (manoeuvre délibérée?) Robert Kubica repart en tête et Alonso est derrière. Nick Heidfeld qui ne fait qu'un seul arrêt est leader virtuel car ceux qui sont devant ne vont pas tardés à ravitailler Lors du deuxième ravitaillement du polonais et de Fernando, l'allemand est toujours leader, pas pour très longtemps. Au 31e tour, ''Kub'' le double et va s'envoler vers la victoire. Si Alonso aurait espérer se battre pour cette victoire, il aurait falu doubler Heidfeld. Mais quelque tours après, il n'y arrive toujours pas, et va être pris au piège par la piste déféctueuse pour partir à la faute, et taper le mur. Fin de la course pour lui, nouvelle chance de monter sur le podium évanouie.

De retour en Europe, Renault ne cesse d'améliorer sa monoplace. En France, Aloso signe le 3e temps, mais après un départ très chaotique, il se retrouve 5e après que Trulli et Kubica l'ait doublé. Il termine la course à la 8e place, après une petite erreur en sortant au large dans l'épingle d'Adélaïde, et c'est Piquet son coéquipier qui le double.

En Grande Bretagne, sous la pluie, Lewis Hamilton nous gratifie d'une course ''à la Senna'' en dominant ses concurrents, alors que Massa se noie dans les réglages en multipliant les tête-à-queue. Pour Fernando Alonso, il a encore démontré tout le potentiel de la R28 en la poussant jusqu'à ses derniers retranchements, il termine à la 6e place. En Allemagne, c'est encore Lewis Hamilton qui s'impose, devant une Renault. Mais ce n'est pas Fernando Alonso, mais Nelson Piquet. L'espagnol s'est qualifié à la 5e place alors que son coéquipier à la 17e, on voit vraiment la différence... Mais c'est l'accident de Timo Glock au 35e tour qui va modifier le classement, Alonso n'avait pas encore ravitaillé, et donc il va se faire piéger par la safety car, il termine à une lointaine 11e place, il indique qu'il souffre énormément d'un problème de motricité, on a pu s'en apercevoir quand il s'est fait aisément passé par Vettel et Rosberg... Il faut relever la tête, et à partir de là, le show Alonso va commencer...

A partir du GP de Hongrie, Renault est en mesure de se battre pour le podium, on note donc un retour aux affaires du losange, et Fernando Alonso n'y est certainement pas pour rien... Il se qualifie 7e, et aurait pu enfin monter sur le podium, a noter au départ la superbe manoeuvre de Massa, parti 3e, il double les deux Mclaren de Hamilton et Kovalainen au premier virage à l'exterieur ! La deuxième partie de la course va être agitée : Hamilton roule au ralenti, son pneu avant gauche est crevé, il va ainsi perdre tout espoir de monter sur le podium, il finira à la 5e place. Massa casse son moteur à 3 tours de la fin, et Kubica va commettre des erreurs. Cependant, Alonso se fait doubler par Raikkonen lors de son 2e arrêt, il reste au pied du podium. Au GP suivant, à Valencia devant son public, sur un circuit semi urbain, il se qualifie 12e, après avoir raté la Q2. Dès les premiers mètres, il se fait harponner à l'arrière par Nakajima. Fin de la course prématurée, et GP ennuyeux...

Au GP de Belgique, Alonso assure à la 6e place, la R28 ne peut pas encore se battre avec Ferrari et Mclaren alors il va faire cavalier seul à la 4e place, après que Kovalainen ait complètement raté son départ. Cette place lui semble promise, mais à quelques tours de la fin, l'impensable se produit, la pluie vient perturber le final jusque là morose. Un combat épique entre Raikkonen et Hamilton se solde sur l'abandon du finlandais, et la victoire du britannique devant Massa. La troisème place aurait du revenir à Alonso. Sa radio lui a dit de rester en pneus sec pour conserver le podium. Fernando a ordonné dans la radio de préparer les pneus intermédiaires car il va rentrer aux stands, l'écurie s'éxcécute sans broncher, le chef a parlé ! Et bonne nouvelle, dans le dernier tour, il double Bourdais, Kubica et Vettel dans les derniers mètres qui eux étaient restés en pneus secs. Sans changer les pneus, Alonso se serait retrouvé en perdition totale et sans doute dans un mur... Nick Heidfeld qui avait changé ses pneus un tour auparavant a pu reprendre un temps impressionnant à tout le monde, et monte sur le podium. Dans la soirée, on apprendra que Hamilton est pénalisé de 25 secondes pour avoir court-circuité la chicane avant d'envoyer Raikkonen dans le décor, Massa gagne sur tapis vert, devant Heidfeld et le britannique, et pour 4 secondes seulement, Alonso ne monte pas sur le podium... Quand rien ne veut aller (ou presque...)

A Monza, les frissons sont garanties, le temple de la vitesse va néanmoins être le théâtre d'un week-end incroyable. La pluie ne cesse de tomber, et les qualifications se déroulent sous le déluge. A la surprise générale, c'est Sebastian Vettel sur sa Toro Rosso qui s'adjuge la pole. Alonso est 8e. Kovalainen, Webber, Bourdais et Rosberg sont devant, une grille assez inédite. Hamilton n'est que 15e, il s'était trompé de pneus, et Raikkonen 14e. La course s'élance sous régime de la voiture de sécurité. Bourdais cale dès le départ. Finalement, Vettel s'envole vers la victoire sans difficulté. Heikki Kovalainen et Robert Kubica, auteur d'une remontée spectaculaire, parti à la 11e place. Alonso lui aussi a fait une course splendide, parti 8e il échoue à la 4e place. Il a bien contenu Heidfeld Massa et Hamilton, ce dernier a aussi fait une belle course. La R28 va de mieux en mieux, Alonso aussi !

Un grand prix inédit, dans les rues de Singapour, une course de nuit, du jamais vu en F1, et c'était le 800e GP de l'histoire du championnat du monde de F1. Etait-ce un signe?... En effet, les qualifications sont décevantes, Alonso se voit contraint de renoncer en Q2, un soucis d'alimentation d'essence l' empèche de briller, 15e au départ. Le lendemain Alonso commence son festival, il double quelque voitures et entre aux stands très tôt, au tour 14 ce qui lui sera bénéfique car peu de temps après son coéquipier Piquet rentre dans un mur et la voiture de sécurité intervient au tour 17. Des pilotes sont obligés de ravitailler, Ils seront sanctionnés, notamment Kubica et Massa. Au 26e tour, Alonso prend les commandes et ira remporter son 20e succès en F1, avec de la chance certes, mais il l'a saisi. Il devance Rosberg et Hamilton. Ce scénario paraît étrange, Piquet qui se crashe et Alonso qui s'impose après avoir ravitaillé juste avant... Mais étant donné qu'on doutait du talent de Piquet, on en reparlerait plus...

Deux semaines plus tard, rendez-vous à Fuji, pour le GP du Japon. Une grille de départ étoilée, et un départ cafouillé, Hamilton le poleman envoie Raikkonen, Massa et Kovalainen dehors, et Alonso et Kubica en profitent. Piquet est largué. La suite de la course sera une formidable domination de l'espagnol. Il aura fait usage de malice en faisant un deuxième relais plus long pour creuser suffisamment l'écart sur Kubica et repartir en tête. Il s'en va remporter son 2e succès de la saison, et cette fois-ci, il a parfaitement géré, avec le coup de pouce d'Hamilton... Son coéquipier finira 4e. Et Renault est officiellement 4e du classement des constructeurs devant Toyota.

Il ne reste plus que 2 manches, en Chine, Lewis Hamilton va maitriser la course d'une façon spectaculaire, en pneus durs il va creuser une avance conséquente. Au départ, Alonso s'offre un duel avec Kovalainen qu'il va remporter, le podium étant inaccessible, il se contente de la 4e place, toutefois méritée.

Le clou du spectacle, dernière manche de la saison, au Brésil. Hamilton a 7 points d'avances sur Massa. Les qualifications se déroulent sur le sec. Massa en pole, devant Trulli, Hamilton est 4e et Alonso 6e. La course devrait se dérouler sur le sec aussi, sauf qu'à 2 minutes du départ, une averse s'abat sur le circuit. Il sera retardé pour permettre aux écuries e chausser les pneus pluie. Au 8e tour, la piste s'assèche et Alonso rentre aux stands installer les pneus slicks. Il va ainsi remonter jusqu'à la 3e place derrière Vettel, puis l'allemand ravitaille au 27e tour. Alonso revient à grande vitesse sur Massa, il est 2e devant Raikkonen, pendant ce temps Hamilton est 5e et champion virtuel. Pour pimenter cette fin de saison, la pluie refait son apparition dans les derniers tours. Les leaders optent pour les pneus intermédiaires sauf... Glock ! Il remonte de la 7e à la 4e place, et éjecte Hamilton du titre car Vettel le double aussi. Massa remporte le Grand Prix devant Fernando Alonso, qui a été juste exceptionnel, mais sa performance sera complètement zappée par la lutte du titre. Raikkonen finit 3e devant Vettel. Dans le dernier virage du dernier tour du dernier GP de la saison, Glock en perdition totale avec ses pneus secs, d'autant plus que la pluie a redoublé d'intensité , se fait dépasser par Hamilton, celui-ci décroche son premier titre mondial. Il va devenir le plus jeune champion du monde, succédant à Alonso.

Fin du championnat, et Renault a rempli un objectif : être la 3e force du plateau, en effet BMW a un peu déçu en fin de saison, préférant se préparer pour 2009. Et Alonso passe in extremis devant Heidfeld, 5e avec 61 points. Pour 2009, le prodige va continuer avec Renault, en tout cas, il veut à nouveau se battre pour le titre !

 

 

 

2009:

Cette saison 2009 marque le renouveau de la Formule 1, avec les modifications techniques sur les voitures, qui sont un aileron avant plus large, un aileron arrière plus haut et moins large, le retour des pneus slicks, l’interdiction des appendices aérodynamiques, mais également la limitation de 8 moteurs par pilote pour les 17 Grand Prix. Deux nouveautés vont faire parler beaucoup d’elles cette saison : le SREC (Système de Récupération de l’Energie Cinétique au freinage) et le double diffuseur, qui ne sont pas répartis également dans toutes les équipes. En ce qui concerne Renault, elle sera équipée uniquement du SREC pendant 4 courses avant de le supprimer de sa voiture.

Pour Fernando, cette saison sera pas moins qu’un cauchemar, avec une Renault R29 pas du tout au niveau des autres grands constructeurs (Ferrari, McLaren, BMW, eux-mêmes un cran en-dessous des « surprises » de la saison Brawn GP (ex-Honda) et Red Bull Racing. De plus, cette saison 2009 sera marquée pour Renault par l’affaire du « Crashgate » du GP de Singapour 2008, qui va entraîner une perte du sponsor principal de l’écurie, mais aussi le licenciement de Nelsinho Piquet (qui va d’ailleurs lancer l’affaire du « Crashgate »), de Flavio Briatore et de Pat Symonds, qui seront ensuite suspendus par la FIA.

L’ouverture de la saison se fait lors du GP d’Australie ; Fernando Alonso réalisera une belle remontée, car après être parti de la 10ème place sur la grille de départ, il terminera la course à la 5ème place avec donc 4 points au compteur pour commencer.

Le second GP de la saison en Malaisie est digne d’un cataclysme : en effet, des trombes d’eau vont s’inviter peu après la mi-course, et cela va entraîner le déploiement par la direction de course du drapeau rouge. Avant cela, Fernando réalisa un départ digne des plus grands, avec un gain de 6 places (de la 9ème à la 3ème), mais Button le repasse rapidement car la R29 était plus chargée en essence. L’équipier de Button, Barrichello va réussir à dépasser Fernando quelques tours plus tard, tout comme Lewis Hamilton. S’en suit pour Fernando une descente jusqu’à la 11ème place à l’arrivée au 33ème tour, à cause du drapeau rouge. Aucun point donc pour Alonso ce week-end-là.

La Grand Prix de Chine se dispute dans des conditions similaires au GP de Malaisie, mais la piste reste praticable pour les pilotes et leurs machines. Fernando s’élance de la première ligne, derrière l’allemand Sebastian Vettel (qui va signer sa seconde victoire), mais le départ est donné sous safety-car, par prudence. A cause de ce départ sous safety-car, Fernando doit s’arrêter au stand pour ravitailler en essence, malheureusement au moment où la sefety-car s’efface de la piste. Fernando repart alors dernier. Il effectuera alors une belle remontée avant de perdre 4 places à cause d’un tête-à-queue. Il terminera finalement 9ème de la course, à la porte des points.

Lors du GP de Bahreïn, Fernando vivra une course assez calme, en finassant 8ème tout en étant parti de la 7ème place.

Vient alors le (premier) GP national de Fernando, au Circuit de Catalunya. Le pilote des Asturies s’élance de la 8ème place, et se retrouve 6ème après le premier virage. Il vivra d’ailleurs une course « paisible » car Webber, devant lui, se détache, et Rosberg est assez loin derrière lui. Il terminera finalement à la 5ème place après avoir dépassé Massa vers la fin de la course, alors que ce dernier avait baissé le rythme afin de ne pas tomber en panne d’essence. Fernando arrive donc à égaler son meilleur résultat de la saison.

Lors du mythique GP de Monaco, Fernando vivra encore une fois une course tranquille, en gagnant tout de même 2 places à l’arrivée par rapport à sa place sur la grille (de 9ème à 7ème). Il arrivera à gagner ces deux places grâces à un bon rythme en course, et une bonne stratégie. Il ramène donc 2 points du rocher.

Le GP de Turquie ne permettra pas à Alonso de continuer sa bonne série, il finira à la 10ème place après un départ à la 8ème place, et malgré qu’il ait été la plupart de la course dans les points.

Le GP de Grande-Bretagne confirme la mauvaise forme de la R29 : Fernando partira seulement 10ème, et finira à une pauvre 14ème place, à plus d’un tour du vainqueur, Sebastian Vettel.

La GP d’Allemagne, se déroulant au légendaire circuit du Nürburgring, va marquer un léger sursaut de Fernando, qui, partant de la 10ème place à nouveau, finira 7ème, avec à mettre à son crédit le meilleur tour de la course ! Une bonne course donc pour Fernando qui repart avec 2 points du Nürburgring.

Le GP de Hongrie va marquer une des plus grosses déceptions pour Fernando en cette saison 2009. Effectivement, après avoir réussi à signer la pole position sur le tortueux circuit du Hungaroring, et un départ qui lui permit de garder la première place, Fernando dût abandonner après son premier ravitaillement, car un écrou de roue avait été mal fixé sur sa roue avant droite ! Il tenait pourtant un bon rythme en course, et la victoire était envisageable. La seule opportunité de victoire en 2009 s’est donc envolée pour Fernando à cause d’un mauvais pit stop… Mais cela prouve que la R29 a retrouvé un bon niveau.

Le second GP national de Fernando se déroule à Valencia lors du GP d’Europe. Ce GP est l’occasion pour Fernando de prouver le regain de forme de la R29. Et bien il réussit cela, en se qualifiant 8ème, et terminant 6ème au prix d’un bon départ. Il repart donc du pays avec 3 points de plus au compteur.

Malheureusement, lors du fameux GP de Belgique, le regain de forme ne sera pas confirmé… Fernando se qualifie 13ème, et lors du départ, il se frictionne avec Sutil. Ce contact sera la cause de son abandon au 26ème tour, les mécaniciens de Renault n’arrivant pas à bien fixer sa roue avant gauche sur son axe, qui a été endommagé lors du contact avec le pilote Force India. Une nouvelle déception pour Fernando.

Le GP d’Italie, le dernier en Europe, va marquer une des meilleures performances de Renault sur cette saison. En décidant d’installer le SREC pour ce GP uniquement, Renault donne à Alonso et à Grosjean un surplus de performance. Ce qui est totalement bénéfique pour Fernando, qui se qualifie à la 8ème position. Alonso passe 7ème rapidement dans la course, et termine finalement 5ème grâce notamment aux abandons de Liuzzi et Hamilton. 4 bons points pour Fernando ici, ce qui le ramène à 20 points au championnat.

Le GP de Singapour va être la meilleure performance pour Fernando cette saison. En effet, après réalisé une très bonne qualification (5ème position), Fernando réalisa une course parfaite (occupant même la place de leader pendant quelques tours) pour terminer sur le podium (3ème), le seul de la saison pour l’écurie française et pour Alonso. Ce dernier a tout de même été un peu aidé par les erreurs de Rosberg et Vettel dans les stands (ligne blanche coupée et excès de vitesse). Ce seul podium signifie dernière arrivée dans les points pour Fernando lors de cette saison.

Dès les qualifications du GP du Japon, Fernando savait qu’il allait vivre une course éprouvante. En effet, après s’être qualifié 12ème, Fernando part finalement 16ème, à cause d’une pénalité infligée pour ne pas avoir ralenti sous les drapeaux jaunes après l’accident de Buemi. Lors de la course, Fernando va remonter jusqu’à la 10ème place, profitant de plusieurs accidents.

Le GP du Brésil sera très court pour Fernando. Après s’être qualifié 10ème, il abandonnera dès le 1er tour, à cause d’un contact entre la Toyota de Trulli et la Force India de Sutil. Après avoir perdu le contrôle de sa monoplace, Trulli percute Sutil, et ce dernier perdit lui aussi le contrôle de sa voiture. Fernando ne peut éviter la Force India, c’est l’abandon.

Lors du dernier GP de la saison à Abu Dhabi, Fernando n’arrivera même pas à franchir la Q1, se qualifiant seulement 16ème (partant 15ème grâce à la pénalité de Kovalainen). Fernando arrivera à gagner une place lors de la course pour finir à la 14ème place, une de ses pires performances de la saison.

Fernando termine donc à la 9ème place du championnat avec 26 points au compteur, et c’est le seul pilote à avoir marqué des points pour l’écurie française, qui termine 8ème au championnat constructeur.

 

 

2010:

 

Après une saison 2009 catastrophique (dû évidemment à sa Renault R29 très peu performante), Fernando Alonso avait l'obligation suprême de se battre de nouveau pour le titre. Il a donc signé chez Ferrari pour un contrat de 3 ans, un salaire mirobolant de 30 millions d'euros annuels, il décide donc de se confronter à un nouveau challenge. En remplaçant Kimi Raikkonen, il devient donc le naturel nouvel homme fort de la Scuderia. Avec un Felipe Massa revenant de convalescence suite à son terrible accident de Hongrie (il avait reçu un ressort provenant de la BrawnGP de Barrichello en 2009), l'espagnol se sentait en position de force et il avait intérêt à très vite remotiver les troupes, car Ferrari aussi avait réalisé une saison précédent médiocre, avec une seule victoire, en Belgique. L'intersaison a donc servit de remobilisation générale, et avec le double champion en chef de file, l'hiver passa studieusement et l'attente pour le premier Grand Prix de la saison 2010 se faisait sentir.

Lors des essais de pré-saison en Février, on remarqua le retour aux avant-postes de la Ferrari F10. Avec Red Bull et Mclaren, ils vont être les écuries à surveiller de très près. Dans le même temps, on peut noter le retour de Michael Schumacher dans la compétition. Alonso et l'allemand s'étaient bien battus ensemble en 2006, vont-ils se recroiser de temps à autre ? Est-ce que Alonso va réussir un début de saison parfait ? Va-t-il être d'entrée en forme ? Le début de la réponse a lieu mi-mars.

Premier acte : Bahreïn. Le désert du Golfe démarre la saison comme en 2006, où Alonso s'était imposé. Faut-il y voir un signe ? Aux qualifications, la confirmation ne va pas tarder, Sebastian Vettel s'empare de la pole position, devant Massa pour un petit dixième. Ensuite c'est Alonso qui se retrouve derrière son coéquipier, mais l'écart est de 5 sixièmes sur l'allemand. Premier coup dur, être derrière le brésilien. En interne, il doit être forcément déçu, cependant se retrouver du côté propre de la piste aura son avantage, le sable et le vent sont les ennemis du circuit hors-trajectoire. Et le dimanche, Alonso doit doubler son coéquipier pour apporter le danger sur Vettel. C'est chose faite, au départ, il double Massa avec autorité et s'empare donc de la deuxième place. Sa Ferrari ne lui permet pas de se rapprocher de Vettel, qui nous fait une grande démonstration au volant de la RB6, très bien née aussi. Tout va bien lorsqu'au 34e tour, le coup de théâtre intervient : Sebastian Vettel ralentit fortement dans une ligne droite, indique à son stand qu'il a un problème, et pendant ce temps Alonso le double et s'empare de la tête ! Au tour suivant, c'est Massa qui dépasse l'allemand, le doublé Ferrari est en place. Hamilton jusque là à une anonyme 4e place va monter sur le podium. Vettel terminera 4e, tout juste devant Rosberg. Alonso est en tête, et va le rester ! Il va même pousser une énorme accélération en fin de course, se détachant de Massa comme il savait le faire auparavant quand il menait une course. Il va décrocher le meilleur tour en course, et s'imposer ! Pour la première course avec Ferrari, c'est le carton plein. L'association commence de la plus belle des manières. L'espagnol va être très satisfait, et l'exprime sur le podium. Il est serein et désormais confiant pour la suite, mais il faut être réaliste, sans le soucis qu'a connu Vettel, l'allemand aurait certainement gagné, les Red Bull seront surement les voitures à battre.

Prochain rendez-vous, Melbourne, le 28 mars. Le temps est humide, en qualifications sur le sec, Vettel et Webber occupent la première ligne, comme prévu, et Alonso est le seul à leur tenir tête, il échoue à 2 dixièmes, Button est 4e à 8 dixièmes ! Pour la course, la piste est détrmpée, avec une pluie fine. Le départ est très moyen pour l'espagnol, qui recule à la 5e place, mais au premier virage, il est percuté par Button, et part en tête-à-queue et repart dernier, avec Schumacher. Il va effectuer une remontée incroyable, au 6e tour il est 13e, dans le même temps, Button vient de chausser les pneus slicks. Bonne opération, le britannique est le plus rapide, quelques tours après, tout le monde l'imite, Vettel reste en tête, devant lui désormais, et Kubica. Alonso se retrouve 8e. Au 25e tour, Vettel doit abandonner sur problème de freins, dans les tours suivants, Hamilton et Webber se touchent, Alonso remonte. Du 3e au dernier tour, rien ne bougera, victoire de Button, devant Kubica, Massa et Alonso. L'espagnol reste en tête au championnat, ça avait plutôt mal commencé, mais une remontée magnifique lui permet de rester au contact, il était aussi beaucoup plus rapide que Massa, il l'a d'ailleurs dit à la radio, mais on n'a pas voulu prendre de risques du côté de chez la Scuderia.

La troisième manche a lieu en Malaisie, Alonso reste en tête du championnat, mais les qualifications détrempées vont tout changer, Mclaren et Ferrari font une grosse erreur stratégique, ils pensent que la pluie va cesser en Q1, hors elle va redoubler d'intensité au fil de la séance. Ils s'élancent après, mais seul Button parvient à passer en Q2, sauf qu'il ne participera pas à la prochaine séance, ayant arrêté sa monoplace sur le circuit. Alonso se qualifie donc 19e, devant Massa et Hamilton. Le lendemain, la piste est sèche, les Red bull monopolisent la première ligne, et Vettel double Webber au départ, pour s'envoler vers la victoire, devant l'australien. Derrière, Alonso surpris par Barrichello ratant son envol cède du terrain et se fait dépasser par son coéquipier. Hamilton a déjà creusé l'écart sur les Ferrari, il se retrouve 7e au 12e tour, Massa devance Alonso à la 11e position. Pendant que Lewis remonte, Alonso butte toujours sur Massa, plus lent, et Button qui les ralentit. Au 44e tour, le brésilien dépasse Jenson, mais l'espagnol n'arrive pas à l'imiter, dans les derniers tours, il va tenter une attaque, mais son moteur va casser peu de temps après. Malgré une belle remontée, la mécanique l'aura trahi, il aurait pu surement faire mieux, mais tout s'est joué le samedi, par la faute de l'écurie. Et on a appris à la fin qu'Alonso a fait toute la course sans embrayage, ce qui révèle donc de l'exploit.

Dernier Grand Prix de la saison hors d'Europe, en Chine. Les Red bull sont une nouvelle fois intouchables, devant Alonso, une nouvelle fois le meilleur des autres. Au départ, il prend le dessus sur les hommes de tête ! Il s'envole carrément... sauf que, il est parti avant l'extinction complète des feux. La FIA lui impose un drive-trough, pour avoir volé le départ ! Au ralenti, c'est net, mais ca s'est joué à rien du tout . Au 2e tour, la pluie fait son apparition, tout le monde entrent mettre les pneus intermédiaires sauf Rosberg, Button, Kubica et Petrov qui sont en tête. Ils creusent l'écart, car les autres vont devoir remettre des slicks, la pluie s'étant stoppée. Entretemps, Vettel et Hamilton sont sortis des stands côte à côte, Alonso éxécute sa pénalité, et s'éloignera de la tête de course au 5e tour. Après multiples nouveaux changements de pneus, Alonso effectue une ultime remontée, au 19e tour, il va rentrer aux stands, il en profitera pour doubler Massa, de manière autoritaire. Il va finir la course par une belle remontée, jusqu'à la 4e place. Dans des conditions changeantes, Alonso a su refaire son retard dû à sa pénalité. Et donc sans celle-ci il aurait pu se battre pour la victoire. L'espagnol tient bon avant de retrouver l'europe et son pays natal, ses fans sont très heureux de son début de saison.

Les Motorhomes sont de retour, à Barcelone, pour le premier GP européen. Alonso qui jusque là a réalisé un bon début de saison veut confirmer, mais en qualifications il va vite déchanter. Les red bull restent intouchables, et même Lewis Hamilton est 3e en qualif, devant l'ibère. La course va être calme, il reste dans l'ombre des 3 hommes de tête, mais la chance va l'aider : tout d'abord, Sebastian Vettel connaît à nouveau des soucis mécaniques, au niveau des freins, il va devoir ralentir, et retourner aux stands mettre un nouveau train de pneus. Puis dans l'avant-dernier tour, Hamilton fracasse sa Mclaren contre le mur après la perte d'un élément de la suspension. Alonso contre toute attente terminera 2e, derrière le poleman Webber, et pour le plus grand bonheur des fans de l'espagnol présents dans la tribune. Il dira que c'est comme une sorte de victoire pour lui, car l'australien n'aura pas craqué.

Après un début de saison en fanfare, l'optimisme est là, avec le total soutien de son écurie, la suite de la saison semble intéressante, avec un duel à 3, Red Bull et Mclaren ainsi donc que la Scuderia. Prochaine course à Monaco, où Alonso l'a remporté à deux reprises, en 2006 et 2007, avec une Ferrari F10 compétitive, il peut se mêler à la victoire !

Le rendez-vous en principauté est désormais un classique en F1, Alonso l'a gagné à deux reprises en 2006 et 2007, il sait donc de quoi il parle. Sa F10 compétitive, il se dit confiant, confirmation le jeudi des essais avec le meilleur temps décroché lors des deux séances. Mais samedi matin, c'est le début d'un long passage à vide. Tout d'abord, lors de la dernière séance d'essais, il fracasse sa monoplace à faible allure contre le rail à Massenet, il ne participera pas aux qualifications, et donc s'élancera des stands, lui qui pouvait jouer la victoire. Webber devance Kubica et Vettel, les moteurs Renault son très véloces, pour la course, l'allemand prend le dessus sur le polonais au départ. Dans le premier tour, sous le tunnel, Nico Hülkenberg se crashe, provoquant l'entrée de la voiture de sécurité, Alonso en profite pour passer les pneus durs, et se retrouver bon dernier, mais grâce à la Safety car, il va recoller au peloton. Dès le restart, il double les Lotus, HRT et Virgin mais perd beaucoup de précieuses secondes, il est 16e au 18e tour. Puis les autres rentrent aux stands, Alonso fait donc une excellente opération. Il passe devant successivement Liuzzi, Barrichello, Schumacher, Buemi, Petrov, Sutil, Alguersuari, Rosberg. Kobayashi abandonne au 27e tour. Alonso se retrouve 6e au 29e tour, on peut penser que sans le temps perdu derrière les écuries de fond en début de course, il serait sans doute très proche du podium. Mais faire un bond de 18 places est déjà exceptionnel. Le pari est donc réussi tout de même. Et jusqu'à la fin de la course, malgré plusieurs autres Safety-car, ses pneus vont tenir. Sauf que dans le dernier virage du dernier tour, Fernando se fait une petite frayeur, nous sommes sous régime de voiture de sécurité, et l'espagnol se rate à la Rascasse, Schumi en profite pour le doubler à l'intérieur et passer. Sauf que c'est interdit par le règlement, l'allemand se verra prendre 20 secondes de pénalité. Alonso reste donc 6e. Plutôt une belle performance, mais son accident en EL3 peut lui coûter cher.

Prochain rendez-vous en Turquie, le 30 mai. Premier constat, la Ferrari F10 a perdu du terrain sur ses rivaux. Même beaucoup. En qualifications, c'est le drame, Alonso ne passe pas la Q2 et est 12e seulement, il a aussi fait une tout petite erreur mais globalement, la monoplace souffre beaucoup. Massa est 8e, Webber en pole devant Hamilton et Vettel. En course, le déroulement sera assez ennuyeux, Alonso remonte à la 10e place après les ravitaillements. Le coup de théâtre est l'accrochage entre Vettel et Webber, alors que l'australien était en tête, au 40e tour. L'espagnol est donc 9e et dans les derniers tours va se rapprocher de Petrov. Il va le dépasser sans grandes difficultés, les pneus du russe étant morts. Alonso termine donc la course dans l'anonymat le plus complet à la 8e place, comme Felipe Massa. Weekend à oublier vite, même en poussant la voiture à la limite, rien de bien dangereux pour les autres, et pourtant Ferrari assistait à son 800e Grand Prix de son histoire...

Nous revenons au Canada après un an d'absence. Et depuis le début de la saison, une Red Bull a signé la pole. A Montreal, c'est Lewis Hamilton qui est le premier à stopper la série. Il devance Vettel, Alonso et Button. Cependant, les Ferrari et Mclaren étaient équipés de pneus tendres, Red Bull de durs. Alors qu'on peut penser que la bonne opération est pour cette dernière, dans les premiers tours, on note une forte dégradation des pneus option, mais aussi des prime peu de temps après. Le pari ne s'avère donc pas payant pour l'équipe autrichienne. Lors du premier arrêt, Alonso passe Hamilton à la sortie des stands, et au 14e tour, alors qu'il allait récupérer la première place, il est gêné par Buemi qui entre aux stands, et Lewis en profite pour dépasser le pilote espagnol. Les Red Bull ont déclaré forfait pour la victoire, et même pour le podium. Alors qu'Hamilton s'envole vers la victoire, Alonso est une nouvelle fois gêné au 56e tour par la Lotus de Kovalainen, et va céder sa place à Button. Le doublé Mclaren pour le deuxième Grand Prix de suite devant l'espagnol, une course solide mais gêné par deux pilotes plus lents, il laisse échapper la victoire. Sa Ferrari s'est reveillé par rapport à Istanbul, mais il perd des points bêtement.

A Valencia, Fernando Alonso court une seconde fois à domicile, et il espère rééditer sa brillante seconde place de Barcelone. Comme en catalogne, les deux premières lignes sont identiques, les Red bull devant, mais cette fois Vettel en pole, et Hamilton 3e devant Alonso. Au départ, l'australien se retrouve 9e, et va modifier sa stratégie, en changeant ses pneus tôt, au 6e tour. Il ressort derrière Kovalainen à la 19e place. Alonso est toujours 3e. Au 9e tour, c'est le tournant de la course. L'australien est victime d'un effroyable accident. En voulant doubler la Lotus du finlandais, il se décale trop tardivement et s'envole dans les airs, heureusement pour lui, sa monoplace retombera sur ses roues. La voiture de sécurité est déployée. Vettel reste premier, et Hamilton la double de justesse, mais au ralenti on peut constater qu'il l'a dépassé de façon illégale, il y a une ligne blanche après le premier virage, et dès que la voiture de sécurité l'a franchi, les pilotes étant derrière elle se doivent d'y rester. Alonso et Massa 4e se retrouvent piégés. Au tour suivant, Vettel, Hamilton et les deux pilotes Ferrari vont changer leurs pneus. L'allemand et le britannique ont pu creuser l'écart sur la Safety car et rester aux deux premières places. Ce qui n'est pas le cas pour les pilotes de la Scuderia, Alonso se retrouve 9e et Massa 15e. Plus rien ne va changer, victoire de Vettel devant Hamilton qui a tout de même respecté le drive-trough imposé par la FIA suite à l'incident de la Safety-car, cependant trop tard pour que cela chance le cours des choses, et Button. Alonso reste 9e, et fait une mauvaise opération. Mais cette fois, la malchance est intervenue. Après le meeting, il parlera à chaud d'une course manipulée, en faveur de Hamilton donc. Dans la semaine suivante, il s'excusera pour ces propos assez inappropriés.

Nouveau rendez-vous, à Silverstone pour le Grand Prix de Grande-Bretagne, avec une nouvelle portion sur le circuit, qui lui permet d'augmenter sa rapidité, et désormais il devance Monza avec la vitesse moyenne la plus rapide. En qualifications, une nouvelle fois, Red Bull monopolise la première ligne, une nouvelle fois Vettel en pole. Devant Webber, Alonso et Hamilton. Le départ est mouvementé, Vettel se rate et est poussé à l'extérieur par son coéquipier, et sera victime d'une crevaison lente. Il va se retrouver dernier, et dire adieu à la victoire. Alonso lui rate son départ, se retrouve 5e. Au 13e tour, l'espagnol passe aux stands après s'être fait dépasser par Button. Il ressort juste derrière Kubica à la 8e place. Au 17e tour, Alonso double le polonais, en court-circuitant la chicane légèrement. Il recevra un drive-trough au 31e tour, malgré l'abandon de Robert Kubica. La fin de la course sera un long calvaire, il finira 14e. Vers la fin, il dira même sur un ton assez distant, énervé bien sûr en son for intérieur : ''je ne veux plus de radio jusqu'à la fin de la course !'' Grand Prix à oublier, et l'écart sur le leader Hamilton ne cesse de s'agrandir, atteignant 47 points.

Après la pression qui est retombée, Alonso y croit plus que jamais, en conférence presse, il dira même qu'il est plus déterminé que jamais à aller remporter le titre, espérant remotiver la Scuderia, qui est en perte de vitesse. La première moitié de la saison étant passée, on peut constater qu'Alonso a bien démarré l'année, de façon idyllique même, avec des podiums inattendus et une victoire surprise. Cependant, il a quand même fait des erreurs assez inhabituelles comme à Monaco, ou son départ volé en Chine, et avec 47 points de retard, certaines mauvaises langues disent ouvertement que l'espagnol est hors-course pour le titre, que Ferrari manque d'abnégation et de sérieux, et que Domenicali serait submergé par l'égo de Fernando et de son implication au sein de l'équipe, que désormais le patron n'aurait plus son mot à dire.
C'est sur deux gros coups durs qu'Alonso et Ferrari vont se remobiliser pour chercher la motivation nécessaire, et permettre de revenir dans la course, où Red Bull et Mclaren ont pris le dessus sur les rouges.

 

La deuxième partie de saison démarre à Hockenheim. Et en qualifications, le suspense n'a pas manqué. Jusque dans les dernières secondes, Sebastian Vettel déloge Fernando Alonso de la pole position, pour 2 millièmes de seconde seulement. Après deux Grand Prix décevants, la Scuderia Ferrari se devait de relever la tête. Felipe Massa qui est 3e confirme l'impression. Au départ, Vettel patine un peu, Alonso se rapproche, mais l'allemand le tasse près du mur, et Massa en profite pour prendre la tête, devant son coéquipier et l'allemand. C'est la première fois de la saison que les deux monoplaces rouges occupent les deux première places depuis Bahreïn. Au 20e tour après le passage par les stands, Alonso tente une première offensive sur le brésilien, profitant du moment où ils rattrapent des retardataires, mais cela échoue, quelque temps plus tard, il déclare à la radio '' it's ridiculous!'', de quoi leur mettre la pression. Plus rien jusqu'à ce 48e tour. Rod Smedley déclare dans la radio de Felipe Massa : ''Fernando est plus rapide que toi. Peux-tu me confirmer que tu as compris le message ?''. Un tour plus tard, le brésilien ralentit dans une ligne droite et laisse passer Alonso... La polémique enfle. Mais jusqu'au drapeau à damier, rien ne bouge. Victoire de Fernando Alonso donc devant Felipe Massa et Sebastian Vettel. Le podium est contrasté, d'un côté, le vainqueur a un large sourire, et de l'autre, le dauphin et leur patron font la tête. C'est la polémique de la saison, et cet agissement n'est pas sans rappeler celui du GP d'Autriche 2002, où Barrichello avait cédé la victoire à Schumi. Officiellement on ne saura jamais s'il y a eu consigne d'équipe ou pas, mais on peut le penser, Smedley lâche un ''Désolé'' à Massa à la fin de la course, comme quoi l'ingénieur n'avait pas le choix. Ceci étant dit, la victoire d'Alonso permet à l'espagnol de revenir au contact d'Hamilton. Ce ne sera pas la plus belle victoire de sa carrière...

Avant les vacances, le Grand Prix de Hongrie attend nos pilotes. La polémique d'Hockenheim s'étant calmée, on reprend les mêmes habitudes, les deux Red Bull en première ligne. Vettel en pole, Alonso 3e. Ce qui a le plus impressionné, ce sont les écarts. L'espagnol 3e a échoué à 1,2 secondes du poleman ! Webber à 4 dixièmes. C'est dans le deuxième secteur que la différence se crée, avec l'enchainement de virages moyens et lents, le tracé du Hungaroring est fait pour la Red Bull. On peut s'attendre à une démonstration en course. Sauf qu'il ne faut pas oublier Alonso ! Au départ, il prend l'avantage sur Mark Webber mais échoue face à Vettel. L'allemand prend le large. Au 14e tour, la voiture de sécurité intervient à cause de débris sur la piste. Vettel et Alonso ayant passé par la voie des stands avant, seul Webber reste et prend la tête. Au restart, l'australien est bien aidé par son coéquipier qui lui laisse une grosse marge de manœuvre devant lui. Et le kangourou reste en piste jusqu'au 43e tours avec ses pneus tendres ! Il a pu creuser un écart suffisant sur ses rivaux pour ressortir en tête. Vettel reçoit une pénalité au 31e tour pour avoir laissé trop d'espace entre lui et Webber au Restart. Il repart 3e. L'australien s'impose devant Alonso et Vettel. Après la terrible polémique d'Allemagne, l'espagnol montre à tous qu'il est présent, et a été le seul à jouer le trouble-fêtes entre les Red Bull, destinés à un doublé en dominant tout le monde. Hamilton a abandonné, Massa termine à 28 secondes. C'est les vacances et Fernando sent que le vent peut tourner en sa faveur, que les mauvaises courses sont derrière lui, il revient à 20 points du nouveau leader, Webber.

Après un mois de repos bien mérité, on reprend le rythme endiablé de la fin de saison. Le rendez-vous mythique de Spa-Francorchamps attire toutes les attentions. L'homme à battre est désormais Mark Webber, leader au classement. Mais aussi Fernando Alonso, qui revient aux affaires et s'affirme comme sérieux prétendant ! Dans le toboggan des Ardennes, c'est l'australien qui est en pole, devant Hamilton et Kubica ! Vettel est 4e, mais Alonso que 10e... Il a mal choisi son moment pour faire son run rapide, pourtant premier en Q1, il est sorti lorsque la pluie commençait à tomber, puis il n'a pu améliorer en fin de séance. Grosse déception quand même, malgré qu'en course, tout pourra basculer ! Pas pour Fernando en tout cas, au premier tour, alors qu'il était remonté un peu, à la chicane se fait percuter par Barrichello sur une piste humidifiée, l'espagnol va donc entrer aux stands chausser des pneus intermédiaires, flairant le bon coup. Malheureusement, 2 tours après, pas de pluie, il rechausse des pneus slicks. Il a perdu toute chance de bien figurer, et se retrouve dans les profondeurs du classement. Il remonte au fils des tours, mais au 34e tour la pluie fait à nouveau son apparition. Et 4 boucles plus tard, Fernando abandonne, après un tête-à-queue sur un vibreur humide. La voiture de sécurité sort de nouveau. Hamilton s'impose finalement devant Webber et Kubica, le polonais qui a perdu la chance de s'imposer en se ratant lors de son entrée aux stands. Alonso recule donc à 41 points du britannique. Vettel et Button font eux aussi une mauvaise opération en abandonnant suite à un accrochage provoqué par le pilote allemand.

Dernière manche en Europe, à Monza, devant les tifosi. Alonso est donc gonflé à bloc. Le circuit rapide devrait convenir aux Mclaren qui sont les grandes favorites. Mais en difficulté au niveau du développement de leur monoplace, elles peuvent souffrir face à la Scuderia Ferrari qui monte en puissance. En qualifications, la domination Red Bull s'achève donc une seconde fois. Et c'est une Ferrari qui réalise l'exploit ! Fernando Alonso poussé par le public en délire d'Italie obtient la pole position, la première de la saison, après son premier run, le deuxième n'ayant rien donné. Il devance Button et Massa. Il est le seul à être passé sous la barre des 1'22. La foule est bien présente pour acclamer le champion espagnol, en pole depuis le Grand Prix de Hongrie 2009 pour lui, et depuis le GP du Brésil 2008 pour la Scuderia. Au début de la course, Alonso doit s'incliner face à Button auteur d'un meilleur départ. L'écart ne va pas cependant dépasser les 5 secondes. Tout va se jouer lors de l'arrêt aux stands. Button y pénètre au 36e tour, Alonso est en tête et améliore son temps au tour. Puis une boucle après imite Button, avec un arrêt très court, il gagne 5 dixièmes, et à la sortie, est côte à côte avec le britannique. Mais à la chicane reprend l'avantage ! Quel suspense, et Alonso ne sera plus rejoint, il va même creuser l'écart, comme il aime le faire. Il s'impose donc avec 3 secondes sur Jenson Button, et 4,2 secondes sur Massa.

Le podium est magnifique, la marée rouge des tifosi prend place sur le circuit et acclame le vainqueur du jour, le premier depuis Schumacher à remporter le GP d'Italie dès sa première année avec Ferrari. Alonso vient de conquérir définitivement le cœur des italiens. Profitant de l'abandon d'Hamilton dès les premiers mètres, de la course anonyme de Webber, Fernando se replace au classement, il est désormais 3e à 21 points de l'australien. C'est la fin de la saison européenne, place aux courses asiatiques, le premier en Corée, le Brésil puis Abu Dhabi, ce qui nous promet une fin de saison exceptionnelle, avec 5 pilotes encore en lice !

On a quitté l'Europe pour rendre visite à l'Asie, le rendez-vous de Singapour étant très attendu. Un an après la douloureuse affaire du crashgate, Fernando Alonso qui avait réussi son seul podium de la saison 2009 sur le tracé urbain aime vraiment le circuit. Et après une magnifique victoire acquise à Monza sur le temple de la vitesse, sa Ferrari va devoir se montrer performante sur ce tortueux labyrinthe ! En essais libres, Fernando s'obstine à préserver son moteur, il n'en a plus de neufs, il va devoir serrer les dents pour espérer que les dernières courses se passent sans ennuis mécaniques. Une sortie de piste en essais libres 2 et le moteur qui cale, et là on tremble. Ce ne sera qu'un souci mineur sur la boîte de vitesses, vite réglé. Pendant les qualifications, Felipe Massa immobilise sa monoplace après seulement quelques minutes... C'est à nouveau la boîte de vitesse. En Q2, Alonso a évoqué à son stand un problème dans la cartographie moteur... Les coups de chaleur ne manquent pas dans la fournaise Singapourienne. Mais l'espagnol pourra accéder en Q3, et la démonstration du potentiel de la Ferrari F10 et du talent de son conducteur va prendre effet. A la fin de son premier run, il est en tête, pour 67 millièmes devant Vettel. Curieusement, derrière, les autres sont complètement largués. Et au terme de la séance, rien ne bouge, Fernando Alonso signe sa deuxième pole consécutive ! Les écarts resteront figés. Hamilton est 3e à 1 dixièmes, Button et Webber sont à plus de 5 dixièmes. Fernando a frappé un grand coup, sur le circuit où tout le monde voyait les Red Bull s'envoler, encore plus après les essais libres... L'intenable ibère a refait parler la poudre, a ressorti son immense talent de double champion du monde du placard pour continuer à faire rêver ses fans. Cette fois on peut en être sûr : la Ferrari F10 peut se battre sur tous les circuits, ce qui va faire d'elle l'épouvantail de cette fin de saison...
Le départ est donné, et l'espagnol contient bien Vettel. Jusqu'au dernier tour, ces deux là ne se sépareront pas, mais un sans faute pour Alonso lui offre la victoire ! Étonnant de maitrise, il nous rappelle ses courses avec Renault lors de ses titres où il paraissait intouchable en tête de course. Mark Webber termine 3e et avec l'abandon de Hamilton suite à un accrochage avec l'australien, celui-ci reste en tête, 11 points devant Alonso et 21 points devant l'allemand.

On file au Japon affronter le terrible circuit de Suzuka. Vettel s'était imposé en 2009. Il est décidé à relever le défi de nouveau. Et les qualifications ont eu lieu le dimanche avant la course, puisque la veille une pluie diluvienne s'était abattue. La première ligne est une nouvelle fois dominée par les Red Bull. L'allemand en pole, devant Webber, la surprise vient de Kubica 3e, et Hamilton 8e, rétrogradé de 5 places pour avoir changé sa boîte de vitesse.
Au départ, Massa percute violemment Liuzzi, la voiture de sécurité est déployée, et au 3e tour, Robert Kubica va abandonner après avoir perdue une roue. Alonso récupère la 3e place. Hamilton est 5e derrière Button qui était parti en pneus durs. Rien ne va bouger jusqu'au 39e tour où Lewis connaît un nouveau soucis de boîte de vitesse, il doit ralentir son allure et laisser passer Button. Au terme d'une course sage, Sebastian Vettel s'impose devant Mark Webber et Fernando Alonso, l'espagnol reviendra dans les échappements de l'australien en fin de course mais un peu trop tard. La bonne affaire est pour Webber, qui reste en tête, il a 14 points sur Alonso et Vettel.

Nouvelle destination en Formule 1, à Yeongam en Corée du Sud ! Quand on arrive sur les lieux, il n'y a rien ! La ville sera terminée pas avant 2020, et le site du Grand Prix est sur un marécage. La dernière couche d'asphalte a été posé deux semaines avant le week end de GP. En qualifs, Vettel devance Webber et Alonso. Les trois hommes les mieux placés pour le titre de champion du monde sont au rendez-vous.
Le dimanche, la pluie joue les troubles-fêtes. Le début de la course est d'abord retrdée de 10 minutes. On s'élance ensuite sous régime de voiture de sécurité. Après 4 tours, le drapeau rouge est brandi. Presque une heure d'attente avant le restart, derrière la Safety car encore. Il faut attendre le 17e tour pour voir la vraie course commencer. Lewis Hamilton commençait à s'impatienter dans la radio. Au 19e tour, Mark Webber part en tête à queue et percute violemment le mur, avant de retourner sur la piste, entraînant dans son cauchemar Nico Rosberg qui avait pris le meilleur sur Lewis. Vettel en 2 tours s'était bâti une avance de 12 secondes ! Drapeau jaune et la voiture de sécurité refait son apparition. Le spectacle ne manque pas, au 31e tour, Buemi percute Glock, la voiture de sécurité retourne en piste, les leaders en profitent pour changer leurs pneus, Alonso va connaître un problème lors de son arrêt, il va perdre beaucoup de secondes. Ce qui a pour conséquence de se faire dépasser par Hamilton. 2 tours après, le britannique se rate au freinage dans le premier virage, et qui est là pour en profiter ? Alonso ! Il retrouve sa 2e place, et débute son opération remontée sur Vettel. Au 46e tour, alors que l'espagnol devenait une menace de plus en plus sérieuse pour l'allemand, le moteur Renault de la Red-Bull devient fumant, c'est l'abandon pour Sebastian ! Coup de théâtre, et Fernando prend la tête ! Il ne la quitera plus, dans les derniers tours, alors que la visibilité devient quasi nulle, il enchaîne les tours rapides prenant plusieurs secondes par tours à Hamilton, celui-ci avec des pneus presques mort limite tant bien que mal la casse, Massa est 3e. L'espagnol avec des pneus à la corde joue de ses talents d'équilibriste et remporte sa 5e cours de la saison ! Il frappe un grand coup et récupère la tête du championnat qu'il avait abandonné en Australie. Il possède désormais 11 points d'avance sur Webber et 25 sur Vettel.

On quitte un instant l'Asie pour se rendre au Brésil, à Interlagos. Sur une piste séchante, les qualifications seront le théâtre de la sensation de la saison, la plupart du temps dominées par les Red Bull, détrônées à 3 reprises par Alonso et Hamilton, c'est Nico Hülkenberg qui est en pole ! Le pilote Williams devance Vettel pour 1 seconde, assez impressionnant. Le jeune allemand a sans doute adapté sa monoplace pour des conditions changeantes, peut-être une mauvaise nouvelle pour la course, on annonce un beau soleil. Alonso est 5e avec une petite erreur dans son dernier tour.
En course, Hülkenberg se rate au départ et se fait dépasser par Vettel puis Webber, au deuxième tour, Fernando prend le dessus sur Lewis, puis va être ralenti pendant 6 tours par le pilote Williams, avant de prendre l'ascendant. A ce moment là, les deux red Bull se sont déjà envolés. Au 50e tour, Liuzzi détruit sa Force India contre le mur, la voiture de sécurité est déployée. Une bonne nouvelle pour l'espagnol, sauf que le trafic vient perturber tout cela, il y a 6 monoplaces entre lui et Webber. Il lui faudra plusieurs tours pour s'en débarrasser, dont Buemi qui a annihilé tout espoir de victoire pour Alonso. Plus rien ne va bouger, Vettel s'impose devant Webber et Fernando. L'espagnol reste en tête du championnat, 8 points devant Webber et 15 sur Vettel. Une 2e place à Abu Dhabi suffirait sans se soucier des autres pour Alonso à décrocher son troisième titre. La tension va monter d'un cran !

Dernière manche de la saison 2010 de F1 dans le pays des mille et une nuit, au Proche-orient à Abu Dhabi. Fait rare, ils sont encore 4 pour s'adjuger du titre. Alonso leader avant le rendez-vous final, cela aurait pu paraître comme une simple utopie après le Grand Prix de Belgique. A force de motivation et d'abnégation, il est le mieux placé pour rejoindre Ayrton Senna ou Nelson Piquet avec 3 titres.
La qualification se déroule bien pour lui, il est 3e alors que Webber chute à la 5e place. Vettel est en pole, mais virtuellement, c'est l'espagnol champion. Les Mclaren seront les arbitres de luxe, Hamilton 2e et Button 4e. Le départ est lancé, Vettel conserve sa position, mais au sein du peloton, Michael Schumacher part en tête à queue, Liuzzi ne peut pas l'éviter, et heureusement le drame est évité de justesse, la Force India percute l'avant du reservoir de la Mercedes, et est passée tout près du casque du septuple champion du monde. La voiture de sécurité intervient, Petrov et Rosberg en profitent pour changer les pneus. Au 11e tour, Webber frôle le rail avec la roue arrière-droite. Il va devoir rentrer le tour suivant pour éviter la crevaison. Le tournant du championnat est imminent. La Scuderia Ferrari demande à Alonso et Massa d'imiter l'australien quelques tours plus tard, de peur que Mark les doublent... (Fernando était l'un des plus rapides en piste à ce moment là). Les pilotes s'éxecutent. Alonso se retrouve à la 12e place, tout juste devant Webber. Pendant ce temps la, Vettel continue son festival et est provisoirement champion du monde. La mauvaise nouvelle est que l'espagnol se retrouve maintenant derrière Petrov qui l'a passé grâce à son arrêt du premier tour. Rosberg aussi devance le russe. Tout va bien en tête de la course, Vettel domine Hamilton et Button sans grande difficulté. Au fil des tours, Alonso n'arrive pas prendre le dessus sur le pilote Renault. La frustration est grande. Robert Kubica grâce à son arrêt tardif devance son coéquipier. Sebastien Vettel boucle le dernier tour sans savoir la nouvelle, Hamilton devance Button. Rosberg se classe 4e devant Kubica et Petrov. Et voilà Alonso à la 7e place devant Webber. L'espagnol vide sa colère sur le russe à l'arrivée, mais il n'y pouvait rien. Il a fait sa course, la Scuderia Ferrari vient de ruiner les chances d'Alonso grâce à une stratégie mal pensée. Vettel était trop fort, il devient le plus jeune champion du monde de Formule 1.

Une année 2010 riche en rebondissements, Alonso est passé tout près d'un 3e sacre, mais il est revenu sur le devant de la scène après 2 années de galère à se battre pour quelques points. Le grand champion est de retour et attend tout le monde en 2011. Désigné comme le meilleur pilote de la saison par les directeurs d'équipe, Ferrari sait donc qu'elle détient le vrai successeur de Michael Schumacher et ne devra pas le lâcher, si elle veut remporter d'innombrables titres...

 

 

2011:

La saison 2011 de Formule 1 marque le retour du KERS, absent en 2010 dû à un accord entre les équipes. Mais un autre « gadget » va faire surface lors du 62ème championnat de F1, qui est le DRS (Drag Reduction System). Ce DRS correspond en fait à la possibilité « d’ouvrir » l’aileron arrière via un bouton sur le volant, ce qui permet une réduction de la trainée et donc l’augmentation de la vitesse de pointe. Ce DRS est utilisable n’importe quand lors des essais et qualifications, mais en course, il ne peut être activé que lorsqu’un pilote se trouve à moins d’une seconde d’un autre pilote, au niveau de certaines zones déterminées par la FIA avant le Grand Prix. Autre évolution importante d’un point de vue technique : le changement de fournisseur de pneu. Pirelli prend le relais de Bridgestone, et fournira des pneus qui auront une forte incidence sur le spectacle en 2011, grâce à une usure bien plus forte que celle des Bridgestone, ce qui va laisser une place plus importante à la stratégie car il y aura plus d’arrêts aux stands.


Du côté de Fernando et de la Scuderia, les objectifs sont clairs : remporter les deux titres, et battre McLaren et surtout Red Bull. La nouvelle voiture, la 150° Italia, fit bonne impression lors des essais hivernaux, et Ferrari est plus que confiant avant le début de la saison, le 27 mars à Melbourne.


Lors du premier GP de la saison, Fernando tient le rythme lors des essais, mais se place seulement 5ème sur la grille, derrière les Red Bull et les McLaren, à 1.5 sec de la pole position ! Le week-end est définitivement « sans » pour Fernando, car au premier virage, il se fait enfermer par Button et sort un peu trop large… il est seulement 9ème à la fin du premier tour. Fernando entame donc une remontée, en signant quelques meilleurs tours durant la course, use de son DRS pour doubler Rosberg, et passe Mark Webber pendant la dernière fenêtre d’arrêts aux stands. Il termine la course à une décevante 4ème place, à quelques dixièmes du podium.


Une meilleure performance est donc attendue en Malaisie pour le second GP de la saison. Mais les qualifications sont à l’image du GP d’Australie : Fernando signe encore le 5ème temps derrière les Red Bull et les McLaren… la 150° Italia n’a pas le rythme dans l’exercice du tour lancé. Et la course ne marquera pas une réaction de Fernando : il réalise un départ moyen est se retrouve 7ème à la fin du premier tour, derrière son équipier Massa. Il profite des arrêts aux stands et d’un bon rythme de course pour se placer 4ème à la mi-course. Il revient également sur Hamilton qui occupe la 3ème place, mais ses chances de dépassement sont compromises par un problème de DRS. Il décide alors de porter une attaque avant le virage 3, mais, en survitesse, il percute la roue arrière droite du pilote anglais et casse la moitié de son aileron avant. Il repart alors 7ème après son arrêt, et termine la course à la 6ème place… une déception de plus sachant que la 150° Italia a un bon rythme en course, et donc que le podium était en vue.


Lors du GP de Chine, une impression de déjà vu se fait ressentir : Fernando se qualifie à la 5ème place ! Il réalise à nouveau un départ moyen, car il se trouve 6ème à la fin de la première boucle du circuit de Shanghai. Il se retrouve derrière Schumacher après la première valse d’arrêts aux stands, et il bataillera pendant plusieurs tours avant de le doubler grâce au DRS. S’en suit une course sans encombre, mais la 6ème place à l’arrivée reste une déception, et les objectifs avant le début de la saison européenne sont revus à la baisse.


Les qualifications du GP de Turquie sont le copié-collé des 3 premières : Fernando se qualifie 5ème, une fois de plus. Mais la malchance ne s’abattra pas sur lui lors de la course, car il termine enfin sur le podium, à la 3ème place, à seulement une dizaine de secondes du vainqueur du jour, Vettel, et après avoir occupé la 2ème place pendant une bonne partie de la course. L’espoir refait donc surface chez les rouges après ce premier podium de la saison.

Lors du très attendu Grand Prix d’Espagne, son GP national, il se qualifie à la 4ème place, après ce qu’il qualifiera de l’un des plus beaux tours de sa carrière. Et le dimanche, il offre à son public un départ de toute beauté, puisqu’il passe de la 4ème à la … 1ère place après le premier virage. Fernando reste devant ses adversaires pendant deux relais, exécutés en pneus tendres. Lors du 3ème relais, en pneus tendres aussi, il est 3ème, et c’est lors du 4ème relais, en pneus durs, que malheureusement, les performances de la Ferrari s’écroulent littéralement, jusqu’à se faire prendre un tour par les leaders ! Alonso termine donc 5ème de son GP national, et malgré un départ en boulet de canon, les performances de la 150° Italia avec les pneus durs ont réduit tout espoir de podium pour le pilote espagnol. Ce manque de performance était probablement dû au changement d’aileron arrière, car le nouvel aileron amené par Ferrari a été déclaré non conforme par la FIA lors des essais du vendredi.


A Monaco, Fernando assure la deuxième ligne en qualifications, avec le 4ème temps. Au départ, il prend le dessus sur Mark Webber pour se placer 3ème derrière Vettel et Button. Après la première vague d’arrêts, Button prend la tête devant Vettel et Alonso, et creusera un écart de plus de 12 secondes ! C’est alors que Felipe Massa sort trop large dans le tunnel et tape le mur, la Safery Car intervient. Button change alors ses pneus de nouveau, et retombe à la seconde place, devant Fernando. Jenson attaque le pilote allemand, profitant d’une stratégie plus agressive. Il prend alors 14 secondes d’avance sur le duo Vettel-Alonso. Mais le pilote anglais doit encore changer de pneus, il passe alors 3ème avec 3 arrêts aux stands, Alonso est 2ème avec 2 arrêts, et Vettel 1er avec 1 arrêt seulement, et ils se tiennent tous les trois en pas plus de 1.5 seconde ! Un carambolage se produit alors juste devant les leaders au niveau de la chicane de la piscine, et les commissaires décident alors de stopper la course, à 6 tours de l’arrivée. Ce drapeau rouge permet alors aux leaders de changer leurs pneus, ce qui est un plus pour Vettel, qui avait changé de pneus qu’une seule fois. La course reprend tambour battant mais les positions restent figées, Vettel gagne devant Fernando et Button, après ce qui sera l’un des plus intenses GP de Monaco de l’histoire.


Le GP du Canada sera très mouvementé pour Fernando : il réalise une superbe performance en qualifications puisqu’il partage la première ligne avec Vettel, à seulement 2 dixièmes du pilote Red Bull. Le départ du GP se déroule sous le régime du Safety Car à cause d’une pluie battante. Le départ lancé de Fernando n’est pas mauvais du tout, mais il ne parvient pas à passer Vettel. La pluie se calmant, Fernando troque ses pneus pluie pour des intermédiaires… mais une pluie torrentielle reprend quelques tours plus tard ! Les commissaires sortent le drapeau rouge, la course est suspendue pendant près de 2 heures ! Lors de la reprise de la course, Fernando est 8ème. Il rentre de nouveau au stand pour chausser les pneus intermédiaires, mais quelques tours plus tard, Button touche l’arrière de la Ferrari, et cette dernière se retrouve en équilibre sur un vibreur au virage n°3, c’est l’abandon pour Fernando, qui espérait bien plus de cette course…


Le second GP national de Fernando, à Valencia, marquera la confirmation du regain de performance des rouges : après une nouvelle qualification à la 4ème place, il prit un bon départ et la 3ème place par la même occasion, derrière les deux Red Bull. Au 20ème tour, alors qu’il est le pilote le plus rapide en piste, Fernando prend l’avantage sur Webber pour la seconde place en usant du DRS. Il perdra cette place au profit de l’australien après la seconde valse d’arrêts aux stands, mais la reprendra lors de la troisième et dernière valse d’arrêts. Fernando gère et termine 2ème de cette course à 10 secondes du vainqueur du jour, Vettel.


Le GP de Grande-Bretagne à Silverstone sera le meilleur week-end pour Fernando et Ferrari, bien que nuancé par la restriction donnée par la FIA par rapport aux diffuseurs soufflés, et donc la petite baisse de performance de la Red Bull RB7, car basée sur ce diffuseur soufflé. Fernando se qualifie à la 3ème place, sa meilleure performance jusqu’ici, derrière les deux RB7. La piste est humide au départ et les pilotes s’élancent en pneus intermédiaires. Alonso conserve sa 3ème place, mais se fait dépassé par Hamilton après que les pilotes aient chaussé des pneus slicks. Il récupèrera cette 3ème place car il se montrait plus rapide que Lewis avec les pneus slicks, et se lance alors à la poursuite des Red Bull. Au 28ème tour, Alonso et Vettel s’arrêtent en même temps, et le pilote espagnol profite d’un problème au stand Red Bull pour prendre la tête de la course ! Il n’a plus qu’à gérer son avance, ce qu’il fera avec la manière, car il remporte sa première victoire de la saison avec 15 secondes d’avance sur Vettel et Webber, après une course exemplaire. Il prend par la même occasion la 3ème place du championnat à 12 points de Webber, Vettel étant déjà trop loin au classement.


Le GP d’Allemagne marque un retour à la normale, car les restrictions à propos des diffuseurs soufflés sont annulées. Fernando prend la 4ème place sur la grille, et passe 3ème après le premier virage, prenant le dessus sur Vettel , mais repasse 4ème après être sorti large du virage 2 quelques tours plus tard en luttant avec Webber. Mais plus rapide en piste que tout autre pilote, il prend à nouveau le dessus sur le champion du Monde en titre au 8ème tour. Il rejoint alors Hamilton et Webber quelques tours plus tard, et au 32ème tour, Alonso manque de peu de prendre la tête après son arrêt au stand : il sort un peu large au 1er virage, Hamilton en profite alors pour lui faire l’extérieur et prendre la tête de la course. Les positions sont figées jusqu’à la fin de la course, et Hamilton remporte sa seconde victoire de la saison, 3 secondes devant Fernando. Une belle performance donc pour le pilote espagnol, mais qui perd une place au championnat, restant tout de même à 9 points de la 2ème place.


Le GP de Hongrie marque la première défaite de Fernando face à son équipier en qualifications : il signe le 5ème temps, alors que Felipe Massa partira 4ème le lendemain. Le pilote espagnol reste 5ème après le premier virage, sur une piste trempée alors qu’il ne pleut pas (comme à Silverstone). Il prend alors la 4ème place de Rosberg mais retombe à la 5ème puis à la 6ème à cause de deux erreurs sur la piste humide du Hungaroring. Mais il profite d’une erreur de Massa pour reprendre la 5ème place. La piste sèche et Fernando est un des hommes les plus rapides en piste, et profitant de cela, il prit la 3ème place après la troisième valse d’arrêts aux stands. Mais le pilote espagnol est sur une stratégie plus agressive que les autres : alors qu’il est en pneus super-tendres, les pilotes le suivant (Vettel, Webber) sont en pneus tendres, ce qui ne sera pas bénéfique puisqu’il se fait dépasser par l’allemand. Après un incroyable scénario dû à quelques gouttes de pluie, Fernando se retrouve 3ème, et sera sa place à l’arrivée. Un podium de plus donc pour l’espagnol, après une course mouvementée. Il est maintenant à 4 points de la 2ème place au championnat.


Les qualifications du GP de Belgique sont très décevantes : Fernando se qualifie seulement 8ème, sa pire performance de la saison, mais prend ensuite un excellent départ, prenant la 5ème place, mais profitant aussi de l’accrochage entre Senna et Alguersuari. Fernando entame alors une superbe remontée jusqu’à la tête de la course, et après les premiers arrêts aux stands, il occupe la 1ère place, devant les deux Red Bull et Massa. La Safety Car intervient alors à cause de l’accident de Lewis Hamilton au virage des Combes, en voulant doubler Kobayashi. Roulant avec des pneus bien plus usés, Fernando se fait doubler par Vettel, puis par Webber au 36ème tour grâce à probablement le plus beau dépassement de l’année, au niveau du Raidillon de l’Eau Rouge. Fernando termine donc à la 3ème place, une performance pas si mauvaise après la 8ème place en qualifications.


Et vient le GP le plus important pour la Scuderia : le GP d’Italie bien sûr ! A Monza, une bonne performance voire très bonne performance est attendue par les « Tifosi », et ils ne seront pas déçus : après une qualification de Fernando à la 4ème place, à l’image de la saison, le pilote favori des supporters italiens prit un départ en boulet de canon, car à la sortie du premier virage il prit tout simplement la tête, comme à Barcelone ! Les « Tifosi » exultent, et espèrent une nouvelle victoire des rouges sur leur terrain ! Mais après l’intervention du Safety Car à cause d’un accident au premier virage, Vettel met 2 roues dans l’herbe avant la seconde chicane et passe Fernando. S’en suit une course ou Fernando va gérer sa 2ème place, qu’il va malheureusement perdre au profit de Button lors de la dernière valse d’arrêts aux stands. Fernando termine tout de même sur le podium, ce qui ne fait pas du tout le malheur des « Tifosi » ! Et profitant de l’abandon de Mark Webber, Alonso prend la 2ème place au championnat du Monde.


La saison européenne étant terminée, la F1 se déplace à Singapour pour la 4ème fois de son histoire. Les qualifications de Fernando sont une nouvelle fois à l’image des performances de la 150° Italia dans l’exercice du tour lancé : le pilote des Asturies se qualifie seulement 5ème. Il réalise un bon envol lors du départ, et prit la 3ème place, profitant du mauvais départ de Webber et de Hamilton. Après une course tranquille pour Fernando (malgré les contraintes physiques qu’impose le circuit de Singapour), il cède finalement sa troisième place à Webber, pour finir à la 4ème place. Et il est par la même occasion définitivement éliminé de la course au titre, puisque Vettel possède plus de 125 points d’avance sur lui, à 5 courses de la fin de la saison.


Lors du GP du Japon, Fernando doit s’incliner pour la 3ème fois de la saison face à son équipier en qualifications, et partira une nouvelle fois 5ème sur la grille. Il conserve cette place après le départ, et passe quelques tours plus tard son équipier, puis Hamilton après les arrêts aux stands. Aussi rapide que les leaders, Button et Vettel, Fernando met la pression sur le pilote allemand, et le double après le dernier passage aux stands. Alors que Button doit économiser de l’essence, Fernando revient sur le pilote anglais en fin de course, avec Vettel juste derrière, mais le pilote McLaren conservera son avantage pour remporter la course, et grâce à sa 3ème place, Sebastian Vettel devient le plus jeune double champion du Monde de l’histoire. Fernando aura réalisé une très bonne course, car passé à 1 seconde de la victoire.


Le championnat pilote joué, les pilotes vont pouvoir maintenant rouler au GP de Corée du Sud avec l’esprit libéré. Fernando se qualifié malheureusement 6ème, derrière son équipier Massa, pour la 4ème fois de la saison. Il profite d’une erreur de Button pour prendre la 5ème place à la fin du premier tour. Le pilote espagnol double ensuite son équipier vers la mi-course, et le podium devient envisageable car il enchaîne une mémorable série de meilleurs tours en course, pour revenir sur le trio Hamilton, Webber et Button. Les 4 hommes se tiennent en 3 secondes, mais cela ne sera pas suffisant pour Alonso, qui termine à la 5ème place de la course. Un de ses plus mauvais résultats depuis un long moment, qui le laisse à la 3ème place au classement du championnat, à 10 points de Button, 2ème. Red Bull est par la même occasion couronné champion du Monde des constructeurs pour la 2ème fois de son histoire.


Le 30 octobre, la Formule 1 se rend pour la première fois en Inde, sur un circuit près de New Dehli, et possédant un dénivelé important. Les qualifications se passent normalement pour Fernando : il est 4ème sur la feuille de temps, mais partira 3ème, car Hamilton a été pénalisé de 5 places sur la grille pour non-respect des drapeaux jaunes. Cela ne changera finalement rien, puisque Fernando doit céder cette place à Button après le premier virage, car il se trouvait sur la partie sale de la piste à la réaccélération. Il prit la 3ème place au profit de Webber après son dernier changement de pneus, et finit donc ce premier GP d’Inde de l’histoire sur la dernière marche de podium.


L’avant-dernier GP de la saison, à Abu Dhabi, est le reflet de la hiérarchie de la saison, surtout en qualifications : Fernando se qualifie 5ème, derrière les Red Bull et les McLaren. Mais le pilote espagnol n’est pas là-bas pour s’amuser : il prit un superbe départ, et à la fin du premier tour, se retrouve à la 2ème place, profitant entre autre de l’abandon du champion du Monde, Vettel. Il occupera cette place toute la course, à pas plus de 5 secondes de Hamilton, qui aura bien géré sa course. Il reste 3ème du championnat à seulement 10 points de Button, la lutte fait rage pour la place de vice-champion avant le dernier GP au Brésil.


A Interlagos, Fernando se qualifie une nouvelle fois 5ème, des qualifications à l’image de sa saison donc. Il prend la 4ème place après le départ en passant Hamilton, et au bout de 10 tours, il passe Button pour se placer sur le podium. Mais cette place sera à nouveau perdue après la dernier changement de pneus, et Fernando terminera finalement 4ème de cette course, tout comme au championnat, après s’être fait coiffé la 3ème place par le vainqueur du jour, Mark Webber.


Cette saison 2011 s’avère donc décevante pour Fernando et la Scuderia, la 150° Italia n’étant pas au niveau des Red Bull et des McLaren, surtout en qualifications, ce qui a été préjudiciable pour les performances du pilote espagnol. La saison 2012 est donc très attendue du côté de Fernando et des rouges, afin de conquérir enfin le titre pilote, et plus si possible.


2012:

à venir...

 

 

 

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